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Informatique

L'étendue des problèmes à résoudre autour des données des sondeurs multifaisceaux est vaste (géométrie, fonctions de transfert sur la mesure de réflectivité, filtrage, cartographie, etc ...), de plus les nouveaux sondeurs délivrent des données de plus en plus denses.

Pour réaliser des tâches de contrôle qualité et exploiter pleinement les données délivrées (bathy, réflectivité, mode de détection, diagrammes de directivité en émission et en réception, etc ...) nous avons dû bâtir notre propre outil qui facilite l'analyse interactive de toutes ces données et qui permette de mettre en oeuvre aisément de nouvelles idées.

Le choix du langage s'est imposé : Matlab est un langage interprété mais aussi un langage de programmation ayant une syntaxe très proche des notations mathématiques. Il offre un éventail très large de fonctions mathématiques, statistiques, de traitement du signal et de l'image ainsi que des fonctions de tracés graphiques, de visualisation d'image et de tout ce qu'il faut pour réaliser des interfaces graphiques. Il est également possible de programmer en objet ce qui est le cas pour SonarScope. De plus, Matlab est multi-plateformes (windows, linux, ...) et une toolbox spécifique permet de compiler son application qui peut ensuite être distribuée librement. Par rapport à l'espace mémoire requise pour traiter des images une idée fausse circule encore aujourd'hui, ce qui était une réalité hier ne l'est plus aujourd'hui, il est possible d'utiliser une fonctionnalité de "memory mapping" que nous avons encapsulé dans une classe qui rend ces images "mappées" sur disque dur comme des variables matlab classiques, ceci permet à SonarScope d'avoir des dizaines voire des centaines d'images de grandes dimensions chargées et accessible en même temps pour des traitements opérant sur des multicouches sans être occuper de place en mémoire.

D'autre part, nous nous sommes interdit de reprogrammer des choses qui sont très bien faites par des outils spécialisés (visualisation d'images par ErMapper ou ImageMagik, projections cartographiques par GMT, etc ...). Si l'utilisateur est en droit d'utiliser ces outils au regard de leurs copyrights respectifs c'est tant mieux et il peut à la limite réaliser tout son traitement de données avec SonarScope. Dans le cas contraire il devra soit utiliser SonarScope comme un complément à son outil principal soit négocier un arrangement avec les éditeurs concernés.

La généralisation des modules de traitements pour tous les sonars et sondeurs qui sont connus de SonarScope a nécessité une modélisation conceptuelle générique des sondeurs. L'ensemble des attributs liés à une image a été également généralisée. Pour faire simple, disons que lorsque l'on exporte une image au format ErMapper tous les paramètres qui la caractérisent sont sauvegardés si bien que l'on peut charger cette image dans une nouvelle session de SonarScope et continuer son traitement comme si aucune interruption ne s'était produite.

Remarque : SonarScope peut être utilisé pour traiter des images optiques, radar ou autres (Ex LIDAR)